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Aussi appelé pluri-actif, le slasheur désigne une personne qui cumule plusieurs emplois.

Cumuler les jobs en associant passions et revenus, c’est la spécificité de ceux que l’on appelle les « slasheurs ». 

L’émergence de cette nouvelle génération qui ne voit plus le CDI  comme le graal absolu, tend à se développer avec la transformation du monde du travail (flexibilité, chômage…). 

Les principales motivations du slasheur sont : 

  • 73% : augmenter ses revenus
  • 27% : exercer un métier-passion
  • 12% : être son propre patron
  • 10% : tester une idée en vue de créer son entreprise
  • 10% : préparer sa reconversion
    Source :  étude pour le salon SME, le salon des micro-entreprises (2016)

On pourrait également citer le fait de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle. Le slasheur peut gérer lui même son agenda. 

Choix ou obligation ? Etre slasheur est un choix pour 70%  d’entre eux ! 

Portrait type d’un slasheur : Issu de la génération Y voir Z, il a généralement entre 25 et 35 ans et a fait une croix sur tous les avantages procurés par le CDI. Il a comme point commun de ne plus subir et ne veut plus s’ennuyer dans son travail. Il souhaite exercer un métier/passion et ne veut plus subir les contraintes dictées par les entreprises. Il est curieux et recherche avant tout à intégrer des entreprises apprenantes qui lui permette d’acquérir de nouvelles compétences. Il veut que son travail soit source de plaisir. 

Au fait, pourquoi le nom de « slasheur » ? Le terme slasheur provient du signe /  (barre oblique sur votre clavier) qui se dit en anglais « slash » et qui indique une séparation entre différents éléments simultanés. Par exemple, le community manager/ consultant/ comédien ou le spécialiste UX / prof / musicien est devenu un profil comme un autre. 

Les principales problématiques du slasheur : 

  • Précarité du statut :  le slasheur doit chercher un boulot, gérer l’administratif, tout ça en étant souvent mal protégé
  • Ce n’est pas pour tout le monde, il faut des qualités spécifiques : savoir se vendre, être organisé, ne pas avoir peur du lendemain, gérer la fatigue et le stress… 
  • Etre mal compris par les entreprises : certains employeurs ont peur que ces profils ne partent trop vite. 

Le meilleur allié du slasheur est l’ennui. Aujourd’hui, réussir sa vie ne signifie plus une carrière accomplie, mais de multiplier les opportunités. Faire carrière dans une entreprise ne fait rêver que les générations précédentes. 

Quels intérêts pour les entreprises ?  Les start up ou petites entreprises sont plus ouvertes à ce type de profils. Les petites structures ne peuvent pas se permettre d’engager un community manager à temps plein par exemple, elles vont donc se tourner vers un slasheur. Côté grande entreprise, les choses évoluent plus doucement car leur organisation est moins flexible. 

Demain, tous slasheurs ? 

Et si cette situation devenait la norme ? L’emploi salarié va se réduire au profit du travail indépendant grâce au statut d’auto-entrepreneur. Cela correspond à une évolution sociologique de la population. » La norme de la mono-activité est en train de disparaître même si elle est encore très forte en France. Dans dix ans, on n’aura plus à se justifier, à expliquer pourquoi on est ‘slasheur’. 

Etude salon SME (2016)
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